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Sabine et Philippe, mariés depuis 12 ans, deux enfants.

Sabine : Nous nous sommes mariés jeunes. Je n’avais aucune expérience de la sexualité. L’acte sexuel lui-même n’était pas désagréable mais j’avais très peu de sensations claires. Je n’avais pas conscience à ce moment de l’éjaculation précoce dont parle Philippe. J’étais contente qu’il ait du plaisir. Moi, ce que j’aimais, c’était les préliminaires et la tendresse que l’on échangeait.

Puis les enfants sont arrivés rapidement et notre vie de couple a changé. Philippe travaillait beaucoup, moi aussi et il fallait en plus s’occuper des enfants. Notre relation est devenue plus distante. La sexualité est devenue de moins en moins fréquente. J’avais l’impression parfois que Philippe m’en voulait de ne pas plus avoir envie de faire l’amour mais je ressentais très peu de désir. »

Philippe : «J’ai toujours été intéressé par la sexualité mais j’ai toujours souffert de ne pas maîtriser suffisamment mon éjaculation qui venait trop vite à mon goût. Dès mes premières expériences, j’ai été obnubilé par ce phénomène et j’étais très anxieux avant une rencontre sexuelle.

Quand j’ai rencontré Sabine, elle m’a beaucoup plu. J’avais beaucoup de désir pour elle et ça n’a rien arrangé en ce qui concerne l’éjaculation. Mais elle aimait beaucoup les caresses préliminaires et ne semblait pas souffrir de mon manque de contrôle.

Sans le dire à Sabine, j’ai rencontré un sexologue qui m’a proposé une méthode de contrôle de l’éjaculation. Mais ça n’a pas bien marché pour moi. A l’époque, je n’ai pas osé demander à Sabine de venir consulter avec moi. C’était mon problème. »

Sabine : « Les enfants ont grandi et j’ai eu un jour l’occasion de parler avec une amie de sa relation de couple. Elle se disait très insatisfaite et se demandait si elle allait se séparer ou non. Ce qu’elle décrivait ressemblait fortement à ce que je vivais avec Philippe : la distance, la sexualité rare et peu satisfaisante. Je n’avais jamais réfléchi à notre couple et encore moins à la sexualité. Ce qui se passait me semblait normal. Cet entretien m’a fait l’effet d’un électrochoc. Je me suis dit qu’il fallait que j’essaye d’en parler à Philippe. »

Philippe : « Sabine a été une excellente mère pour nos enfants mais j’ai eu l’impression qu’ils avaient pris toute la place. Je n’avais plus de femme. Un jour, pendant un déplacement professionnel, je me suis retrouvé dans une situation de séduction avec une femme. J’avais un peu bu et j’ai franchi le pas. Je devais être désinhibé par l’alcool et je n’ai pas eu peur. Je n’ai pas ressenti cette désagréable impression d’éjaculation précoce. J’étais un peu coupable vis-à-vis de Sabine mais surtout, je me suis dit que j’aurais envie de faire l’amour avec elle de la même façon. Mais comment le lui dire ? »

Sabine : « En fait, je n’ai pas réussi à en parler tout de suite à Philippe car je ne savais pas où j’en étais. La question de la sexualité a commencé à me préoccuper sérieusement. Est-ce que je faisais ce qu’il fallait ? Est-ce qu’il était normal que je ne ressente pas vraiment de manque alors qu’on faisait peu souvent l’amour ? J’ai commencé à lire des articles et des livres sur le couple et la sexualité. J’étais surprise de voir combien la sexualité semblait se trouver au centre de la vie des couples qui témoignaient dans ces écrits. C’est à ce moment que j’ai demandé à Philippe s’il était satisfait de sa vie avec moi. Il m’a répondu assez gentiment qu’il m’aimait toujours beaucoup mais qu’il y avait trop peu de sexualité. Il s’était souvent demandé si c’était parce que je ne lui plaisais pas sexuellement…

Cet échange a été le début d’un tournant important dans notre vie de couple. Je me suis sentie totalement à côté de la plaque. L’amie dont j’ai parlé m’a indiqué une adresse de sexologues spécialisés dans les problèmes de couple. Philippe était tout à fait d’accord pour venir avec moi .J’ai rapidement découvert deux choses importantes : la première, c’est que je me connaissais très mal. Par exemple, je n’avais aucune idée des raisons qui m’avaient poussée à me désintéresser de la sexualité. La seconde, c’est que je ne voyais pas du tout finement ce qui se passait entre Philippe et moi. Ainsi, il est apparu que Philippe m’avait choisie d’une part parce qu’il me trouvait jolie mais aussi parce que ma sexualité était refoulée. Lui-même était très intéressé par la sexualité mais avait très peur de ne pas se montrer à la hauteur. Que je ne sois pas trop attirée par la sexualité le frustrait d’un côté et le rassurait de l’autre. Il n’était pas mis au défi. »

Psy-couple : Nous n’avons pas demandé à Sabine et Philippe de détailler ici leur parcours en sexologie relationnelle. Nous renvoyons les lecteurs qui souhaitent avoir une meilleure idée du travail proposé aux livres Retrouver la force de l’amour ou La sexologie relationnelle qui développent de façon détaillée le travail de plusieurs couples.

Sabine : « Je peux dire qu’aujourd’hui, les choses ont beaucoup changé entre Philippe et moi. Le chemin n’a pas toujours été facile mais il en valait la peine. Il est très agréable de se sentir femme désirante de son homme et aujourd’hui, je peux l’être de façon assez enflammée sans faire peur du tout à Philippe. »

L’avis de Psy-couple : Sabine est issue d’un milieu complexe dans lequel la sexualité est très présente mais où il est très dangereux de se montrer intéressée. Elle apprend donc à se couper de son excitation et de son désir par un refoulement très solide.

Philippe vit dans un milieu plus ouvert. Il aime beaucoup jouer avec sa sœur et ses cousines plus âgées que lui. Au fil du temps, il développe ainsi une attirance très positive pour les femmes et la sexualité. Mais, il reste à l’intérieur de lui « le petit Philippe » qui a peur de ne pas être à la hauteur des attentes de la femme. C’est cette peur qui est à la base de son symptôme d’éjaculation prématurée. Nous voyons que, dans ce cas, la méthode mécanique de contrôle de l’éjaculation échoue car elle ne correspond pas à l’attente profonde de Philippe. Il a besoin de se sentir à égalité avec sa partenaire.

Le travail de sexologie relationnelle permet dans un premier temps d’apporter un éclairage objectif sur chacun des conjoints et sur leur relation. A partir de là, le développement du couple suit un chemin naturel pour réaliser leur désir le plus cher. Pour Sabine, vivre librement sa sexualité sans se soucier du qu’en-dira-t-on. Pour Philippe, être aux côtés d’une femme qui accepte de jouer sexuellement avec lui.

Comme le dit Sabine, chemin naturel ne veut pas dire chemin facile. Les habitudes mentales acquises dans le passé ne sont pas toujours faciles à modifier. Mais, ça en vaut la peine…

 

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